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LA MORT

V. Carbonifère (Sébastien Lacomblez & Thomas Delin)

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La mort est de plus en plus cachée et son invisibilité nous rend progressivement incapables de faire face au deuil. Faire face collectivement à la douleur d’une perte aide à construire nos mythes et mémoires collectives. La mort peut toutefois aussi être assimilée à la renaissance.

Plutôt que de considérer la mort comme une fin, les architectes paysagistes Carbonifère envisagent la mort comme un passage, un franchissement depuis l’état dans lequel nous nous trouvions hier vers un état dans lequel nous serons demain. Ce seuil prend la forme d’un mur d’eau de septante mètres de long, entre la Bibliothèque Royale et le Pavillon de la Dynastie.

Le Mont des Arts peut être perçu comme une nécropole, un espace entouré de musées, d’archives et de bibliothèques qui rendent hommage au travail de celles et ceux qui nous précèdent. Reconnaître notre mortalité est une réflexion sur notre passé, mais aussi une manière de projeter notre avenir. La traversée de cette porte vaporeuse nous rappelle que nous entrons dans un espace de négociation. En fonction de nous, ce franchissement est à la fois une entrée et une sortie qui invite les passants et passantes à effectuer une transition volontaire. Bienvenue au Mont des Arts.